Conseils saisonniers

PROXI-VET

Proxi-Vet est un service de vétérinaire à domicile qui intervient chez les propriétaires d’animaux de compagnie pour prodiguer différents soins vétérinaires.

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Bénéficiez des conseils saisonniers de votre vétérinaire

L'hiver arrive et, même si nos animaux de compagnie semblent mieux supporter le froid que nous, il n’en reste pas moins qu’ils devront eux aussi s’exposer au froid et au vent pendant quelques mois. Connaissez-vous les bons gestes pour les y préparer et les dangers à éviter ?
                                                                                                    

Surveillez ses coussinets !

Pour éviter que les routes gèlent, celles-ci sont régulièrement salées en hiver avec du calcium ou du chlorure de sodium. Malheureusement ce sel peut avoir une action néfaste sous les pattes des chiens et des chats.   
Si vous promenez votre chien sur une route qui a été salée, pensez à rincer ses pattes et à bien les sécher en rentrant. Vous pouvez effectuer le même geste sur un chat qui rentre d’une promenade, par prévention, lors de période de salage.
S’il neige, certains animaux peuvent souffrir de crevasse ou d’engelure des coussinets, dans ce cas, contactez votre vétérinaire. En prévention, si vous partez dans un endroit enneigé par exemple, vous pouvez appliquer une solution tannante sur les coussinets.
Les oreilles et la queue, extrémités sensibles, sont également à surveiller.
                                                           
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Pour les chiens qui vivent dehors


Pour un chien qui vit dehors toute l’année, veillez à ce qu’il ait accès à un refuge sec et à l’abri du vent. En cas de grand froid, essayez de la gardez dans la maison ou dans un abri un peu chauffé. Enfin, il doit avoir accès à de l’eau tous les jours, attention à ce que le contenu de sa gamelle ne gèle pas !
                                                               
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Comment chauffer une niche ?

Tout d’abord, veillez à ce que votre niche soit bien isolée. Le bois, reste la matière première de choix comparé aux niches en PVC ou en résine.          
Les années et la météo dégradent progressivement cet abri et peuvent 
le rendre inconfortable (eau qui s’infiltre,....). Si les dégâts sont trop importants, mieux vaut changer la niche. 
Pour l’isoler du sol, vous pouvez la surélever légèrement et installer une sous-couche en paille.

Si vous aimez bricoler, il est possible d’installer des panneaux isolants par exemple ou d’appliquer du papier minéral bitumé au niveau du toit.      
Pour la porte, vous pouvez utiliser un rideau fait avec des languettes en plastique. Il permet au chien d’entrer et de sortir librement, tout en arrêtant une partie du froid, de la pluie et du vent. Mieux vaut que l’entrée ne se retrouve face aux vents dominants, d’autre part, pour éviter que la pluie n’entre trop facilement, pensez à l’installation d’un auvent. 

Il existe des housses isolantes spécifiques ou mieux encore, des tapis auto-chauffants qui restituent la chaleur du corps de votre compagnon.   
En dernière solution, il existe des chauffages spéciaux pour les niches, mais ce système est plutôt réservé aux milieux polaires ou aux chiens intolérants au froid.

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Gare à l’antigel !

Qu’il soit en bidon mal fermé ou qu’il fuit d’un radiateur, celui-ci est très appètent pour les chiens et les chats. Malheureusement, ce produit est extrêmement toxique et une petite quantité peut suffire à tuer votre animal.   
Si vous le voyez revenir en titubant, comme en état d’ébriété, qu’il bave ou qu’il convulse, contactez d’urgence le vétérinaire le plus proche.   
  

Durant les fêtes

Attention aux Poinsettias, appelés également « roses de Noël », ces plantes sont toxiques, notamment pour les chats qui aiment volontiers mâchouiller les feuilles. En cas d’ingestion, contacter rapidement un vétérinaire.  
Un autre danger, ce sont les bolducs, ces rubans d’emballage pour les cadeaux, qui peuvent être avalés par votre animal et s’entortiller dans ses intestins, provoquant une occlusion et pouvant aller jusqu’à une chirurgie abdominale si celui-ci est coincé. Ne les laisser pas trainer après l’ouverture des cadeaux !      
Enfin, les reste de foie gras et de bûche ne conviennent absolument pas à nos compagnons, inutile de les rendre malade ou de les faire grossir inutilement. Si vous voulez leur faire un « petit extra », prévoyez plutôt une friandise prévue pour chiens/chats adaptée à leur âge et à leur état de santé.

Le capot de la voiture : un piège dangereux !

Pour se réchauffer, les chats aiment à se faufiler sous le capot et s'allonger sur le moteur encore chaud. Soyez prudent lorsque vous démarrez votre véhicule et surveillez qu’aucun animal ne s’est glissé dessous ou à l’intérieur du capot !           

Pour les rongeurs et les lapins

Si votre petit animal se promène librement dans la maison, même temporairement, ne le laissez pas ronger le sapin de Noël, ni manger ses aiguilles. Les résineux sont souvent toxiques pour les rongeurs et les lapins ! Attention également aux Poinsettias et autres plantes d’ornement, mieux vaut s’abstenir de les laisser à leur portées, certaines peuvent être très toxiques !                        Img 1153

Avant le départ

Vérifiez sa date de vaccination antirabique !
La vaccination antirabique est obligatoire :
-Pour les chiens/chats qui sortent du territoire national
-Pour le retour en France
-Pour les chiens de catégorie 1 et 2 selon la loi du 6 janvier 1999
-Pour les chiens/chats demeurant en Guyane

Attention depuis le 1er janvier 2009, la vaccination contre la rage n’est considérée certifiée que si elle est indiquée dans le passeport européen !
D’autre part, ce vaccin est considéré valide seulement 3 semaines après la première injection (primo-vaccination). Si le rappel est effectué avant la date anniversaire d’un an, le vaccin reste valide immédiatement. En revanche, en cas de dépassement de la date, il faudra attendre à nouveau 3 semaines pour que le vaccin soit valide.
Par exemple :
Max, le chien est vacciné pour la première fois contre la rage le 1er juin 2017. Son vaccin sera valable dès le 21 juin 2017.
En 2018 il reçoit son rappel de vaccination avant le 1er juin 2018, son vaccin antirabique est valable immédiatement. En revanche, s’il est vacciné le 2 juin, il faudra attendre 3 semaines, soit le 22 juin 2018 pour que le vaccin soit valide.

La leishmaniose
Il s’agit d’une maladie liée à des parasites : les leishmanies dont il existe plusieurs représentants.
Ce parasite est transmis par des phlébotomes, des moucherons nocturnes, dont seule la femelle pique pour se nourrir du sang des mammifères. Il faut savoir que 0,5 à 3% d'entre elles sont porteuses de leishmanies, mais ce taux peut atteindre 20% dans une maison avec chien leishmanien. Le chien est le principal « réservoir » de cette maladie. Le chat ou l’Homme sont très peu touchés.

Les symptômes apparaissent 2 à 3 mois après le contact infestant et sont très variables : amaigrissement, fonte musculaire, chute de poils, squames, mauvais état général, coussinets plantaires et truffes crevassés, pousse et forme anormale des griffes, etc. Le traitement est compliqué et les rechutes fréquentes !

On rencontre principalement la leishmaniose autour de la Méditerranée et au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et de l'Est, en Inde, au Bengladesh, en Chine, aux USA, en Amérique centrale et en Amérique du sud. En France, la maladie est essentiellement présente dans le sud du pays : Pyrénées-Orientales, Cévennes, Provence, Côte d'Azur et Corse. Le déplacement des animaux peut permettre l’apparition de cas isolés hors de ces régions.

Il existe des répulsifs contre les phlébotomes et également un vaccin contre cette maladie qui diminue fortement le risque (même si on ne peut garantir du 100% d’efficacité). Quelques mesures de bon-sens peuvent s’additionner à ces méthodes : garder les chiens à l’intérieur du coucher au lever du soleil de mai à octobre (période d’activité des phlébotomes), pulvériser des insecticides dans les lieux de vie et utiliser des moustiquaires.

Passeport et identification

Pour voyager le passeport européen, délivré par votre vétérinaire,  est obligatoire.
Pour obtenir ce document officiel, votre animal doit être identifié par puce électronique (ou tatouage).
Nous vous rappelons que l’identification des chiens et des chats est obligatoire en France :
-Pour tout chien de plus de 4 mois né après le 6 janvier 1999
-Pour tout chat de plus de 7 mois né après le 1er janvier 2012
Et de façon générale, ils doivent être identifiés :
-Avant toute cession (même à titre gratuit)
-Pour tout voyage hors de France
-Pour le retour en France
-Pour certifier le vaccin contre la rage

Avant votre départ, vérifiez que vos coordonnées (téléphone/adresse/mail) détenues par l’ICAD (le fichier national d’identification des carnivores domestiques) soient bien à jour !

Les formalités
Pour voyager au sein de l’union européenne, les animaux de compagnie doivent être :

 -Agé de plus de 3 mois
-Identifiés par puce électronique (le tatouage est toléré si et seulement si il est  bien lisible et effectué avant le 3 juillet 2011)
-Vaccinés contre la rage
-En possession d’un passeport européen

Pour l’Irlande, Malte, le Royaume Uni et la Finlande, en plus des formalités précédentes il faut :

-Traiter votre chien contre l’échinococcose entre 1 à 5 jour avant la date d’entrée, le vétérinaire reportera la date et l’heure d’administration du traitement sur le passeport européen
-Voyager par un moyen de transport reconnu pour l’Irlande et le Royaume Uni
-Identifier par puce électronique absolument  pour Malte et la Finlande car le tatouage, quel que soit sa date de création, n’est pas reconnu.

Pour les autres destinations, les animaux doivent être :
-Âgés de plus de 3 mois
-Vaccinés contre la rage
-Être identifiés par puce électronique absolument
-Testés par un titrage d’anticorps antirabique dans les pays où la rage n’est pas maîtrisée. Ce titrage doit être supérieur ou égal à 0,5UI/mL.
-Posséder un passeport européen ou un certificat sanitaire pour partir
-Posséder un passeport européen pour revenir

De façon générale, consulter l’ambassade du pays de destination car les formalités peuvent changer selon les pays et selon la durée du séjour prévu.

Durant le voyage

En voiture :

Votre animal doit être placé dans un panier de transport bien maintenu afin de ne pas être projeté en cas de choc, où alors attaché avec une ceinture de sécurité qui est relié à son harnais ou à son collier. Ce ci évite à votre animal de venir vous gêner pendant que vous conduisez et ça évite de la transformer en projectile au sein de l’habitacle en cas d’accident.
Pensez aux pauses régulières, toutes les 2h, pour vous promener et l’hydrater.
Ne laissez jamais votre animal dans votre voiture, même à l’ombre et/ou avec les vitres baissées, il risque un coup de chaleur (voir la page dédiée) !

En avion :
Rapprochez-vous de votre compagnie aérienne pour connaître les formalités et le prix du billet pour votre animal. Généralement, les petits poids peuvent voyager en cabine avec vous, les plus grands voyagent en soute dans une cage adaptée (généralement c’est à vous de fournir la cage). Demandez à votre compagnie les dimensions des cages acceptées.

En train :
Vous devez acheter un billet de train à tout animal voyageant avec vous. S’il pèse moins de 6kg, il doit  voyager dans un sac ou un panier (45 cm x 30 cm x 25 cm maximum), placé sur vos genoux ou à vos pieds, et son billet coûte 7€ (au 1er mai 2018, pour avoir les tarifs récents, renseignez-vous auprès de la SNCF). Au-delà de 6kg, votre chien voyage à vos pieds, il doit être muselé tout au long du trajet et son billet équivaut à 50% du prix plein tarif d’un billet 2de classe, calculé sur la base du barème kilométrique. Vous ne pouvez pas emporter plus de 2 animaux à la fois.
Les chiens guides d’aveugle voyagent gratuitement, sans billet. La muselière n’est pas obligatoire pour ne pas les déstabiliser.
Pour information : Eurostar n’accepte par les animaux à bord.

En bateau :
Renseignez-vous auprès de la compagnie de transport, elles n’acceptent pas toutes les animaux à bord et les conditions peuvent être très variables d’une société à une autre.

Votre animal peut mal supporter les voyages : anxiété, vomissements, etc. Parlez-en à votre vétérinaire, il existe des solutions !
Lorsque vous adoptez un nouvel animal, pensez à l’emmener régulièrement en voiture, même pour des courts-trajets afin de l’habituer au plus tôt.
 

Durant votre séjour

Signalez votre animal à votre hôtel ou camping si ce n’est pas déjà fait lors de la réservation.

Ne changez pas l’alimentation de votre animal sur son lieu de vacances et conservez les mêmes horaires de repas pour lui.

Attention à la faune sauvage locale : serpents, araignées, scorpions, mais également guêpes, frelons, abeilles, etc, selon les régions et les pays, de nombreux animaux peuvent présenter un danger pour votre animal curieux. Surveillez son lieu de couchage, empêchez-le de jouer avec tout insecte ou animal sauvage.
Renseignez-vous sur les vétérinaires les plus proches et sur le service de garde en cas d’urgence durant votre séjour.

Si vous partez en bord de mer, sachez que beaucoup de plages sont interdites aux chiens. En cas de baignades ou de promenades dans le sable, pensez à bien le rincer à l’eau douce et à bien le sécher en rentrant.
Attention à la chaleur, l’insolation existe aussi pour vos petits compagnons, évitez les promenades aux heures chaudes, hydratez-le régulièrement et ne le laissez jamais attaché en plein soleil !

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Attention, l'été est là, le coût de chaleur aussi !

Les temps chauds arrivent et sont parfois bien difficiles à supporter pour nos petits compagnons !
Le coup de chaleur peut survenir suite à un effort intense ou à une exposition à une forte température. Certaines races, notamment les chats/chiens à museau aplati (bouledogue, boxer, persan), ont encore plus de mal que d’autre à réguler leur température. Les animaux très jeune ou très âgés, les animaux malades sont également à surveiller de près en ces périodes
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Voici quelques conseils généraux :

Evitez de faire de grandes promenades ou/et de faire courir votre chien en plein soleil durant les heures les plus chaudes, entre 11 et 17h.
Emportez toujours de l’eau et une écuelle lors de vos promenades et proposer à boire à votre animal régulièrement même s’il ne semble pas avoir soif.
Si votre animal reste en extérieur toute la journée, veillez à ce qu’il puisse se mettre à l’ombre et qu’il ait toujours de l’eau.
N’exposez pas votre animal (notamment les rongeurs/lapins qui vivent en cage) directement à la chaleur via une fenêtre ou une véranda. Pour autant, ne les placez pas non plus tout contre un ventilateur ou un climatiseur, gare au courant d’air trop froid venant de ces appareils !
Ne jamais laisser un animal dans une voiture à l’arrêt, même garé à l’ombre, par temps couvert et/ou avec les vitres ouvertes. La température monte très haut et très rapidement !!

Que se passe-t-il lors d’un coup de chaleur ?

Le système vasculaire de l’organisme est fortement perturbé, y compris au niveau cérébral. Les dommages peuvent être irréversibles et entrainer la mort. La coagulation sanguine est perturbée, les reins peuvent en souffrir et cela entraine une insuffisance rénale aiguë. Enfin, des toxines sont libérées dans le sang par l’organisme en détresse et accentuent les troubles cardio-respiratoires.

Comment reconnaitre un coup de chaleur ?

La fréquence respiratoire augmente (halètement), l’animal semble avoir du mal à reprendre son souffle.
Il s’agite, ou au contraire semble soudain très abattu, son état de vigilance diminue. La température rectale augmente, les muqueuses sont rouges ou violacées. Parfois, on observe des pertes de connaissance, voir un coma. Des convulsions peuvent également apparaître. L’animal peut aussi avoir une démarche anormale, comme en état d’ébriété.
Evidemment, ces signes sont à prendre très au sérieux, il faut consulter rapidement. Ne refroidissez jamais brutalement votre animal, il faut le faire par étape pour abaisser doucement la température corporelle. Le vétérinaire peut vous conseiller de le doucher, de le mettre sous perfusion et de l’hospitaliser si son état le nécessite.
Un suivi médical peut être nécessaire par la suite notamment en cas d’atteinte cardiaque/rénale.

Le coup de chaleur ne doit pas être sous-estimé, car il peut en résulter des séquelles graves voire même entrainer la mort très rapidement.
La prévention reste là encore, le meilleur des remèdes !

Au printemps et à l’automne, le chien, tout comme le chat, renouvelle son pelage : c’est la mue saisonnière. Ce phénomène naturel touche principalement le chien, car son poil répond plus que celui du chat au photopériodisme, c’est à dire à la variation de la durée des jours.

Pour bien comprendre ce qui se passe, voici les trois phases qui composent le cycle pilaire normal :
-phase de croissance, ou  phase anagène, dont la durée détermine la longueur du poil. Cette durée est variable selon la race, les variations hormonales, l’alimentation, la saison, etc.
-phase intermédiaire ou phase catagène,
-phase de repos ou phase télogène.
Durant l’année, le pelage se renouvelle de manière diffuse car les follicules pileux ne sont pas synchronisés entre eux et n’ont pas le même cycle que leurs voisins. En revanche, en période de mue, les follicules pileux ont tendance à se mettre au diapason et il y a une grosse chute de poils d’un coup !

Les races dont le pelage a une croissance courte, tels que les chiens nordiques comme le husky, y sont encore plus exposées. D’autres races, dont le poil a une croissance particulièrement longue tel que le caniche, ne sont pas soumis à la mue saisonnière mais doivent être toiletté régulièrement.
Même si on ne peut empêcher la mue, voici quelques conseils pour y faire face avec sérénité.

Le brossage

La meilleur solution reste un brossage régulier, voir même quotidien, durant ces périodes.
Pour les races de chien et de chat à poils courts vous pouvez utiliser une carde souple quotidiennement et, une  fois par semaine, complétez avec un peigne anti-mue.
Pour les chiens et les chats à poils mi-longs ou longs, utilisez un démêloir puis une brosse plate quotidiennement et complétez le brossage avec un peigne anti-mue deux fois par semaine.  
Veillez à ce que vos brosses/peignes n’irritent pas la peau de votre animal ! La longueur des dents doit être adaptée à la taille du pelage.

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L'alimentation

L’autre point à surveiller est l’alimentation. En effet, un régime alimentaire inadapté peut causer  un pelage sec, terne et cassant, qui va tomber facilement. De plus, la repousse du poil sera ralentit.  
N’hésitez pas à demander conseils à votre vétérinaire sur la qualité de l’alimentation de votre chien ou chat et notamment sur la quantité et la qualité des protéines qu’elle contient.

Quand consulter ?

Attention au chat qui, en faisant sa toilette, peut avaler une grosse quantité de poils mort qui vont s’amasser dans le tube digestif et risquent de former une obstruction ! Des traitements préventifs existent, mais là encore, un brossage régulier permet de limiter les risques. Si votre chat mange moins, tousse ou crache à répétition, essaie de vomir sans y parvenir ou ne fait plus de selles depuis 48h, contactez votre vétérinaire.

D’autre part, si la perte de poils de votre animal vous parait anormalement importante ou que des zones dépilées, voire des irritations cutanées apparaissent, n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire pour un examen attentif du pelage et de la peau de votre compagnon !

Les Chenilles Processionnaires

De Février à Juillet, nos animaux de compagnie peuvent entrer en contact avec la Chenille Processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa en latin), appelée ainsi d'après son mode de déplacement en file indienne. Elle se nourrit des aiguilles des pins (ce qui les affaiblit) et provoque fréquemment des allergies à cause de ses soies (poils) urticantes.
La chenille processionnaire du chêne est une seconde espèce, qui peut apparaître dans les chênes ou les noyers de mai à juillet. Elle est également urticante.

Chez les animaux de compagnie, c’est le chien qui est le plus touché (dans 80% des cas), suivi du chat (8% des cas). Ils entrent en contact avec les poils urticants en voulant jouer avec les chenilles, en marchant dessus, en les léchant ou en les ingérant.

Quels sont les symptômes les plus courants ?

L’animal va ressentir une douleur, se lécher la zone concernée, baver, se frotter babines et museau et, quelquefois, tousser ou vomir. Un gonflement de la zone de contact apparait, gênant parfois les voies respiratoire en cas d’atteinte buccale, ce qui peut nécessiter une intubation, voir une trachéotomie dans les cas les plus grave.
Attention, lorsque la langue est touchée, les conséquences peuvent être très graves ! En effet, l’inflammation de celle-ci peut déboucher sur une nécrose et la perte d’une partie plus ou moins importante de la langue. Lorsque les yeux sont atteints, les suites peuvent également être très lourdes et aller jusqu’à  la perte de l’œil.
Notez que même une chenille morte ou un nid abandonné peuvent représenter un danger.

Que faire en cas de contact (avéré ou fortement suspecté) ?

Tout d’abord, protégez-vous en mettant des gants et un vêtement à manches longues.
Rincez abondamment la bouche (dedans et en dehors) de votre animal avec de l’eau afin de débarrasser un maximum de poils urticants responsables de la réaction.
NE FROTTEZ PAS les zones affectées, cela pourrait casser les poils et donc aggraver les symptômes.
Une consultation vétérinaire est à faire au plus vite pour mettre en place un traitement contre l’inflammation e la douleur, prévenir les chocs allergiques et limiter les risques de nécrose de la langue/protéger les yeux en cas d’atteinte de ces zones.

Comment prévenir le danger ?

Évitez de vous promener près des arbres porteurs de nids, observez les pins et les chênes aux alentours de votre lieu de promenade.
Mettez une muselière à votre chien s’il a tendance à fouiner partout et/ou à tout avaler.
S’il y a des nids dans votre jardin, détruisez-les ou faites les détruire par un professionnel en toute sécurité.

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Source image : INRA / Département de la santé des forêts (2018)

Qu’est-ce qu’un épillet ?

Les épillets sont des épis de graminées sauvages (le plus souvent Hordeum murinum, ou orge des rats). On les rencontre dans pleins de coins « nature » : jardins, parcs, champs et à l’orée des forêts. De la forme d’un petit épi de blé, il s’accroche très facilement aux poils des pattes, dans les oreilles ou sous le ventre des chiens ou des chats. Les épillets bien secs de juin-juillet, sont plus dangereux que les épillets verts du début du printemps.


Pourquoi un épillet représente un danger pour les animaux ?

Lorsqu’il s’accroche aux poils, l’épillet peut atteindre la peau de l’animal. Sa forme de flèche lui permet de se planter et de pénétré sous la peau. Une fois entré, il peut  « se balader » dans l’organisme et provoquer des perforations d’organes et des infections graves.  
Dans le cas des oreilles, il peut entrer au fond de l’oreille et perforer le tympan !
Une inflammation peut apparaître à l’endroit où l’épillet est entré sous la peau : rougeur, douleur, « bosse » sont des signes qui doivent vous alerter.  Le plus souvent un abcès se forme et des soins locaux, voir des antibiotiques deviennent alors nécessaire. Une sédation et/ou chirurgie sont à prévoir si l’épillet ne peut être ressortit facilement en consultation.
L’épillet avance continuellement et peut migrer très loin, n’attendez pas pour consulter en cas de suspicion !

Quels signes peuvent vous alarmer ?

-Éternuements répétés
-Secouage de tête
-Œil fermé
-Léchage continu
-Boiterie
-Boule douloureuse
-Ecoulement localisé

Quelques conseils pour limiter les risques :

Les zones du corps les plus à risques sont :
-Les orifices : Le nez, les oreilles, les yeux et les parties génitales.
-Les espaces interdigités.
-Les endroits ou la peau est fine : Dessous du ventre, aisselles, aines.

Surveillez les lieux de promenade de votre chien, si besoin, gardez-le en laisse.
Défrichez et entretenez votre jardin pour éviter la pousse de ces graminées.

Au niveau du toilettage :
Pour les chiens à oreilles tombantes et poilues (Teckels, Cavalier King Charles, Cocker, Caniche, Epagneul, Golden retriever,…) : Tondre la face interne des oreilles.
Pour les chiens ayant un poil dense au niveau des pattes (Cocker, Shih-Tzu, Bouvier bernois, Bichon frisé, Berger australien…) : Tondre l’extrémité de chaque patte dessus/dessous.
Pour tous les chiens et chats à poils mi-longs et longs : brosser quotidiennement l’ensemble du pelage, en insistant bien sous le ventre, les aisselles, l’aine et ôtez toute bourre de poils.
Pour les chiens à poils frisés ou bouclés : une tonte courte est l’idéal pour passer cette période.
Pour les chiens  à poils courts et les chats : Inspectez chaque jour l’ensemble du corps et brossez-les régulièrement.
L’idéal pour brosser vos animaux est d’utiliser une carde souple et, si le pelage de votre animal le permet, un peigne pour animaux, assez fin.

En conclusion

L’épillet est très dangereux pour les chiens et les chats. Durant cette période de l’année, soyez prévoyants et pensez à toiletter votre animal surtout si vous habitez ou vous promenez dans une zone à risque. Si un des signes ci-dessus fait son apparition, demandez l’avis d’un spécialiste au plus vite car plus vous attendrez et plus les dégâts seront conséquents.

Nos coordonnées

PROXI-VET

Vétérinaire à domicile

Dr Faurie

Téléphone :

07.69.14.07.18

Horaires :

Lundi, mardi, mercredi et vendredi : de 9h à 19h.

Jeudi et samedi : de 9h à 12h.

En cas d’urgence, les nuits, week-end et jours fériés, vous pouvez contacter un vétérinaire 24h/24 à l’hôpital vétérinaire d’Atlantia à Nantes au 02 40 47 40 09.

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